Le clinch thaï en MMA : contrôle de la nuque, genoux et sorties

Le clinch thaï (plum clinch) en MMA : prise de nuque, placement des coudes, genoux au corps et au visage, adaptation contre la cage et moyens d’en sortir.

Deux combattants au clinch en muay-thaï

En bref

  • Le clinch thaï consiste à tenir la nuque de l’adversaire à deux mains pour contrôler sa tête.
  • Il ouvre les genoux au corps et au visage, autorisés sur un adversaire debout.
  • Les coudes serrés contre la poitrine adverse empêchent de relever la tête.
  • En MMA, il faut le combiner avec la défense des amenées au sol.
  • Anderson Silva a rendu la position célèbre contre Rich Franklin en 2006.

Au corps à corps, tout le monde n’a pas envie de lutter. Le clinch thaï, qu’on appelle aussi plum clinch, est la réponse du muay-thaï : au lieu de chercher les jambes, vous prenez la tête. Et quand on contrôle la tête, le corps suit.

La prise

Vos deux mains se placent sur l’arrière de la tête de l’adversaire, une main par-dessus l’autre, sans entrecroiser les doigts. Elles tirent vers le bas, au niveau du haut du crâne, pas de la nuque basse.

Vos avant-bras et vos coudes se serrent contre sa poitrine et ses clavicules. C’est ce qui fait la différence : les mains tirent, les coudes bloquent. L’adversaire ne peut plus relever la tête ni se coller à vous pour annuler les genoux.

Vos hanches restent un peu en arrière, pour garder l’espace nécessaire aux genoux, et vos appuis sont larges pour ne pas vous faire déséquilibrer.

Ce qu’on fait depuis le clinch

Les genoux

Au corps d’abord, sur l’abdomen et les côtes, en tirant la tête vers le bas au moment de l’impact. Au visage ensuite, quand l’adversaire se penche pour se protéger. Les genoux à la tête sont autorisés sur un adversaire debout. Ils deviennent interdits dès qu’il pose un genou ou une main au sol, selon les règles unifiées.

C’est exactement ce qu’Anderson Silva a fait à Rich Franklin à l’UFC 64, en octobre 2006 : clinch, série de genoux au visage, titre des poids moyens à la clé. Le combat a fait découvrir la position à toute une génération de combattants.

Les déséquilibres

En tirant la tête d’un côté et en tournant, vous faites perdre l’équilibre à l’adversaire. Il doit se rattraper, ce qui ouvre un nouveau genou ou une sortie en angle vers un coup de poing.

La sortie en frappe

Un coude horizontal au moment de lâcher la prise, puis un pas en arrière : c’est la façon la plus sûre de quitter le clinch en restant dangereux.

Le clinch thaï en MMA, avec ses limites

En muay-thaï, le clinch se termine par une séparation de l’arbitre ou une projection. En MMA, l’adversaire peut aussi descendre sur vos jambes. Quand vous tenez sa tête à deux mains, vous n’avez plus de mains pour bloquer une amenée. Il faut donc garder des hanches mobiles et être prêt à lâcher la prise pour un sprawl.

Contre la cage, la position change encore. Dos au grillage, l’adversaire a un appui, mais il ne peut plus reculer pour s’échapper, ce qui rend les genoux encore plus efficaces.

Sortir d’un clinch thaï

  • Glisser un bras à l’intérieur, entre les bras de l’adversaire, et remonter la main sur sa nuque pour reprendre le contrôle.
  • Coller sa tête contre sa poitrine pour réduire l’espace et annuler les genoux.
  • Passer à la lutte : sous-crochets, puis amenée au sol ou retour contre la cage.
  • Pousser sur ses hanches et reculer en tournant.

Travailler le clinch

Le clinch ne s’apprend pas au sac. Il se travaille à deux, en rounds courts, d’abord sans frappe pour gagner la position, puis avec des genoux contrôlés sur des protections de corps. Les pratiquants de muay-thaï y passent parfois un tiers de leur entraînement.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le plum clinch ?

C’est l’autre nom du clinch thaï : une prise de la tête à deux mains, coudes serrés contre la poitrine adverse, qui permet de contrôler l’adversaire et de placer des genoux.

Les genoux sont-ils autorisés en MMA ?

Oui, au corps et à la tête d’un adversaire debout. Ils sont interdits à la tête d’un adversaire au sol selon les règles unifiées.

Comment sortir d’un clinch thaï ?

En glissant un bras à l’intérieur pour reprendre le contrôle de la nuque, en collant sa tête contre la poitrine de l’adversaire, ou en passant à la lutte avec des sous-crochets.

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