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UFC : Nassourdine Imavov met 500 000 dollars sur la table pour forcer Sean Strickland à le combattre en janvier

Nassourdine Imavov propose 500 000 dollars de sa poche pour forcer Sean Strickland à l'affronter en janvier et réclame que l'UFC dépouille son champion.

Par Antoine LessardPublié le 3 min de lecture
UFC : Nassourdine Imavov met 500 000 dollars sur la table pour forcer Sean Strickland à le combattre en janvier

Nassourdine Imavov hausse le ton. Le Français réclame depuis des semaines une revanche face à Sean Strickland pour le titre des poids moyens de l’UFC, et il a décidé ce week-end de mettre de l’argent sur la table pour débloquer des négociations qui s’éternisaient entre le camp du champion et l’organisation.

Un combat déjà repoussé

Le duel entre Nassourdine Imavov et Sean Strickland devait à l’origine se tenir lors de l’UFC 335, événement programmé le 12 décembre 2026 à Las Vegas. Les discussions sur la bourse du champion ont traîné en longueur pendant plusieurs semaines, au point que la rencontre a fini par être repoussée à janvier 2027, probablement à l’occasion de l’UFC 336. L’UFC a dû revoir sa carte de décembre en conséquence : l’affiche de l’UFC 335 sera désormais emmenée par le duel entre Charles Oliveira et Diego Lopes pour le titre BMF, aux côtés du combat déjà annoncé entre Alex Pereira et Sergei Pavlovich en poids lourds légers. Un remaniement de carte rare à ce niveau de la hiérarchie, qui en dit long sur l’ampleur du blocage entre les deux camps.

Une question d’argent

Selon les informations qui circulent depuis le week-end, Sean Strickland réclamerait un million de dollars pour accepter le combat en janvier. L’UFC aurait de son côté proposé 400 000 dollars pour monter sur la bascule, plus 400 000 dollars supplémentaires en cas de victoire, soit 800 000 dollars au total si le champion conserve sa ceinture. L’écart entre les deux positions, de l’ordre de 200 000 dollars, suffit pour l’instant à retarder l’un des combats les plus attendus de la division. Strickland avait pourtant lui-même reconnu sur les réseaux sociaux que la revanche était presque bouclée, la bourse restant selon lui le seul point de blocage entre son camp et l’organisation.

Imavov sort le chéquier

Face à l’attente, Nassourdine Imavov a décidé de couper court aux tergiversations plutôt que de laisser traîner le dossier jusqu’en 2027 sans garantie. Le Français a proposé de verser 500 000 dollars de sa propre poche à Sean Strickland si celui-ci accepte de le combattre en janvier et parvient à le battre, une façon directe de combler lui-même l’écart financier qui bloque l’accord. « Si c’est vraiment une question d’argent, je mets 500 000 dollars de ma poche sur la table si tu me bats en janvier », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux. « Si tu ne prends toujours pas le combat, alors c’est que tu as peur. Je règlerai ça en dehors de l’octogone. » Il s’en est aussi pris directement à l’organisation, visiblement agacé par la lenteur des discussions : « UFC, c’est ça votre champion ? Allez, dépouillez-le. »

Une revanche qui compte double pour le Français

Sean Strickland et Nassourdine Imavov se sont déjà affrontés, dans un combat remporté par l’Américain qui reste l’une des deux seules défaites du Français chez les poids moyens de l’UFC. Une victoire en janvier vaudrait donc revanche sportive autant que conquête du titre pour Imavov, qui a enchaîné les bonnes performances dans la division depuis cet échec et occupe aujourd’hui une place parmi les prétendants les plus sérieux au classement des poids moyens. Un sacre lui permettrait également de devenir le premier combattant français à porter une ceinture mondiale à l’UFC, un symbole fort pour tout l’Hexagone au moment où plusieurs Français pointent en haut de leurs catégories respectives.

Un dossier qui dépasse les deux hommes

Ce bras de fer financier illustre aussi une tendance plus large à l’UFC, où les négociations de bourse pour les combats de championnat se tendent de plus en plus souvent à l’approche des cartes numérotées. Un report de ce type, à quelques semaines d’un événement déjà vendu dans ses grandes lignes, reste rare pour un combat de titre et oblige l’organisation à revoir toute une affiche en urgence. Pour les observateurs de la division des poids moyens, l’épisode confirme aussi que Nassourdine Imavov n’a pas l’intention d’attendre passivement sa chance et qu’il compte peser directement dans les discussions qui le concernent, plutôt que de laisser son promoteur négocier seul en coulisses.

Ce qu’il reste à régler

Aucune date officielle n’a pour l’instant été confirmée par l’UFC pour l’UFC 336, et ni Sean Strickland ni l’organisation n’ont répondu publiquement à l’offre du Français. Si le combat se concrétise bien en janvier, il s’agirait de la première défense de titre de Strickland depuis qu’il a repris la ceinture des poids moyens, et d’une occasion pour Imavov de boucler une revanche attendue depuis leur premier affrontement. En attendant une réponse officielle, le dossier reste suspendu aux discussions financières entre le camp du champion et l’organisation, et les prochaines annonces autour du calendrier UFC 2026 permettront de savoir si la date de janvier tient.

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Écrit par

Antoine Lessard

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