Muhammad Mokaev a réagi le 18 octobre aux propos tenus par Dana White sur le non-renouvellement de Farid Basharat à l’UFC. L’ancien combattant invaincu rejette l’explication avancée par le patron de l’organisation et désigne directement les partenaires financiers de l’UFC.
Une réponse sans détour sur les réseaux sociaux
Sur X, le 18 octobre à 22 h 42 heure de Paris, Mokaev a répondu aux déclarations faites par Dana White après l’UFC Edmonton. « Ils ne peuvent pas donner de raison. La seule chose qu’ils arrivent à dire, c’est que les matchmakers n’arrivent pas à gérer avec lui », a-t-il écrit, avant d’ajouter : « Une réponse complètement bidon. » Il a conclu en désignant les responsables selon lui : « Je ne blâme toujours pas Dana, je blâme Paramount et TKO. »
Dana White reste évasif sur le cas Basharat
En conférence de presse après l’UFC Edmonton, le 17 octobre, Dana White a évoqué plusieurs raisons générales pouvant expliquer qu’un combattant performant ne soit pas reconduit : des difficultés relationnelles avec l’athlète, des problèmes avec les matchmakers, ou des combats refusés. Il n’a désigné aucune de ces raisons comme celle qui s’appliquerait au cas de Basharat et n’a cité aucun adversaire que ce dernier aurait refusé d’affronter. Le renvoi aux matchmakers n’est pas nouveau dans ce type de dossier : en septembre, Dana White avait déjà expliqué de cette façon le départ de Michael Page, bilan de cinq victoires et une défaite à l’UFC, en affirmant que « les matchmakers prennent les décisions sur qui reste et qui part, et ils n’ont pas voulu le reconduire ».
Un palmarès parfait qui n’a pas suffi
Farid Basharat a vu son contrat UFC expirer après sa victoire aux points sur John Garza, le 11 juillet 2026. L’organisation ne lui a proposé aucune prolongation depuis, malgré un bilan professionnel de seize victoires en seize combats, dont sept sous contrat UFC. Dans une vidéo publiée le 18 octobre, Basharat a démenti avoir refusé des adversaires ou posé problème au personnel de l’organisation, invitant les salariés de l’UFC à témoigner eux-mêmes de son comportement. Son palmarès inclut une victoire aux points sur le Français Taylor Lapilus, le 13 janvier 2024, aujourd’hui engagé au PFL et toujours référencé sur la page des combattants français à l’UFC.
Le cas Page, un précédent souvent cité
Le dossier Page alimente la comparaison. Son contrat avait pris fin après six combats à l’UFC, tous allés à la décision, pour cinq victoires et une seule défaite, face à Ian Machado Garry. Après des succès sur Kevin Holland et Shara Magomedov, l’organisation lui avait opposé des adversaires moins reconnus, Sam Patterson puis Nursulton Ruziboev, avant de le retirer de la liste des combattants éligibles au classement. Jake Paul, de la promotion MVP, et le promoteur de bare-knuckle David Feldman ont depuis fait savoir leur intérêt pour le recruter.
Mokaev, une sortie similaire deux ans plus tôt
Mokaev connaît ce scénario de l’intérieur. Son propre contrat UFC s’est achevé après sa victoire par décision unanime sur Manel Kape, le 27 juillet 2024 à Manchester, qui portait son bilan dans la promotion à sept victoires sans défaite. L’organisation ne l’avait alors pas reconduit, invoquant des réserves des matchmakers sur un style jugé trop orienté vers la lutte et le sol. Ce départ précède de plus d’un an l’arrivée du nouvel accord de diffusion avec Paramount, ce qui invite à la prudence avant de relier directement les deux dossiers.
Un contrat Paramount à 1,1 milliard de dollars par an en toile de fond
TKO, la société qui possède l’UFC, a annoncé le 11 août 2025 un accord de diffusion de sept ans avec Paramount aux États-Unis, pour un total de 7,7 milliards de dollars, soit une moyenne de 1,1 milliard de dollars par an à partir de 2026. Cet accord a mis fin au modèle de paiement à la séance qui prévalait jusque-là avec ESPN : les cartes numérotées et les Fight Night sont désormais diffusées sur Paramount+, certaines soirées passant aussi sur CBS, sans supplément pour les abonnés. C’est ce nouvel équilibre financier que Mokaev tient pour responsable des choix de recrutement de l’UFC, plutôt que des décisions personnelles de Dana White. Ni TKO ni Paramount n’ont commenté ses propos à ce stade. Le classement actuel des poids coqs et poids mouches, où évoluaient Basharat et Mokaev, reste consultable sur la page du classement UFC.




