Jon Jones a mis fin au suspense qu’il entretenait depuis des mois sur un éventuel retour en cage. Sur X, le 10 octobre, l’ancien double champion de l’UFC a écrit qu’il ne combattrait «très probablement» plus, tout en confirmant qu’il reste soumis aux contrôles antidopage de l’organisation.
Les messages du 10 octobre
Un fan lui demandait sur X s’il remonterait un jour dans l’octogone. Jones a répondu : «More than likely, I won’t fight again, but as of right now I’m still getting drug tested» (très probablement, je ne combattrai plus, mais pour l’instant je suis toujours contrôlé). Il a ajouté : «Leaving doors open, you never know what the future holds» (je laisse des portes ouvertes, on ne sait jamais ce que l’avenir réserve). Selon le site antidopage officiel de l’UFC, cité par MMA Fighting, il a été testé quatre fois depuis le début de l’année 2026. Aucun adversaire, aucune date et aucune catégorie de poids n’ont été évoqués dans ces messages.
Le dossier Freedom 250 et la fermeté de Dana White
Jones avait poussé pour obtenir une place sur la carte Freedom 250, l’événement organisé par l’UFC à la Maison-Blanche. Dana White lui a répondu qu’il n’avait jamais figuré dans les plans de cette soirée et qu’il le considérait de fait comme retraité. Jones a répliqué sur les réseaux sociaux en réclamant sa libération de son contrat avec l’UFC. Alex Pereira, l’adversaire qu’il visait en priorité pour un retour, serait de son côté passé à autre chose, selon Last Word on MMA. Le même média rapporte que Jones avait aussi cherché, sans résultat, à quitter l’UFC pour affronter Francis Ngannou hors de l’organisation, et qu’il avait refusé à plusieurs reprises un combat de grappling face à Daniel Cormier au cours des derniers mois.
Jones avait officiellement libéré sa ceinture des poids lourds en juin 2025 en annonçant sa retraite, avant de revenir sur cette décision pour pousser Dana White à l’inscrire sur la carte Freedom 250, selon Last Word on MMA. C’est ce forcing, resté sans suite, qui a précédé l’échange tendu des derniers jours entre les deux hommes.
Les regrets confiés à The Schmo
Dans un entretien accordé à The Schmo, Jones est revenu sur cette soirée manquée à la Maison-Blanche : «That was one of the few nights in my career where I was just thinking, I should have been there» (ce fut l’une des rares soirées de ma carrière où je me suis dit que j’aurais dû être là). Il a ajouté : «I usually don’t regret decisions, but that was one of my big regrets in life, not being a part of the White House» (d’habitude je ne regrette pas mes décisions, mais ne pas avoir fait partie de cette soirée à la Maison-Blanche compte parmi mes grands regrets de vie). Il a toutefois tempéré aussitôt : «But if I never fight again, I’m pretty damn happy» (mais si je ne combats plus jamais, je suis plutôt heureux comme ça). Interrogé sur la présence du président à cet événement, il a jugé la soirée «massive», quelle que soit l’étiquette politique de son hôte.
Le bras de fer avec Colby Covington
Le même jour, Jones a aussi répondu à Colby Covington, qui l’avait qualifié de «terrible human being» (terrible être humain) et critiquait son rôle de coach auprès du lutteur olympique Gable Steveson. Jones lui a rétorqué, entre autres : «I just like reminding Colby that I’m not the man I used to be» (j’aime juste rappeler à Colby que je ne suis plus l’homme que j’étais). Jones était justement dans le coin de Steveson le 24 septembre, lorsque celui-ci s’est incliné par K.-O. en douze secondes face à Sean Sharaf.
Une division des lourds qui a tourné la page
Jones continue de considérer sa victoire par K.-O. au troisième round contre Stipe Miocic, à l’UFC 309 en novembre 2024, comme son dernier combat : «I really do believe it, that was my last moment inside the cage» (je crois vraiment que ce fut mon dernier instant dans la cage), a-t-il confié à The Schmo. Il avait ensuite libéré sa ceinture des poids lourds après que l’UFC a choisi d’avancer sans organiser de défense face à Tom Aspinall, aujourd’hui champion incontesté et visible dans notre classement UFC. Aucune négociation avec l’UFC n’est confirmée à ce stade pour un retour de Jones, qui avait déjà conquis les titres des mi-lourds puis des lourds au cours de sa carrière. Stipe Miocic, son dernier adversaire, avait 42 ans le soir de leur affrontement à l’UFC 309. Depuis, la division des lourds s’est entièrement reconstruite autour d’Aspinall et de ses prétendants, sans que le nom de Jones y figure encore à ce jour.




