Mike Malott a mis fin à la soirée de Joaquin Buckley par KO au deuxième round, samedi, dans le combat principal de l’UFC Fight Night Edmonton. Le Canadien enchaîne une cinquième victoire de suite et s’invite dans la discussion pour le top 10 des mi-moyens.
Un genou qui change tout
Le premier round se joue sans avantage clair, les deux hommes se jaugeant au centre de l’octogone et se rendant coup pour coup à distance. Dans la deuxième reprise, Malott colle Buckley contre la cage et enchaîne les genoux au corps, avant de placer un direct du droit qui ébranle l’Américain. Buckley répond par un coup de pied bas, mais Malott referme aussitôt la séquence avec un genou qui envoie son protège-dents voler et le fait chuter au sol, face contre terre. Buckley reprend connaissance quelques secondes plus tard, incapable de se relever ; l’arbitre arrête le combat à 2 min 32 de la deuxième reprise, sous les acclamations d’une salle largement acquise à la cause canadienne.
Trois défaites de suite pour Buckley
Joaquin Buckley abordait ce combat avec un bilan de 21 victoires et 9 défaites, classé dixième chez les mi-moyens, favori sur les tableaux de paris malgré un rang inférieur à celui de Malott. La défaite est la troisième de suite pour l’Américain, après deux décisions perdues face à Sean Brady puis Kamaru Usman plus tôt dans l’année. Lors de la pesée officielle, Buckley avait snobé la poignée de main tendue par Dana White, un geste qui laissait deviner une tension déjà installée avant le combat. À 31 ans, l’ancien habitué du top 10 voit sa série noire poser des questions sur sa place dans la hiérarchie des mi-moyens, une division où l’attente pour une nouvelle chance se compte désormais en plusieurs combats.
Malott revendique une place dans le top 10
Mike Malott porte son bilan à 15 victoires, 2 défaites et un match nul, treizième du classement avant ce combat. Après la victoire, il n’a pas caché son soulagement : « I’m on top of the world right now man, this is incredible. » Il a ensuite visé plus haut encore : « Somebody in the top 10 at the very least, maybe top five next, baby, let’s go », sans désigner d’adversaire précis. Le Canadien, originaire de l’Ontario, enchaîne une cinquième victoire consécutive et devrait grimper au classement UFC des mi-moyens dès la prochaine mise à jour. Avant le combat, Malott avait confié avoir puisé de la motivation dans le parcours de son frère Jeff, joueur professionnel de hockey, engagé lui aussi dans une compétition disputée la même semaine, et lui avait adressé un message de remerciement au micro après le combat.
Jasmine Jasudavicius crée la surprise en co-main event
Dans le combat coupe-file de la soirée, Jasmine Jasudavicius bat Erin Blanchfield par décision unanime, les trois juges rendant la même carte, 29-28. Outsider sur le papier avec un bilan de 16 victoires et 4 défaites contre 14 victoires et 3 défaites pour l’Américaine, la Canadienne s’impose par un travail au sol supérieur sur l’ensemble des trois reprises, contrôlant Blanchfield au tapis à plusieurs reprises sans jamais lâcher la pression. Elle signe sa septième victoire en huit combats et se rapproche d’une possible opportunité de titre chez les poids mouche féminins. Blanchfield, de son côté, ne compte qu’une deuxième défaite en carrière UFC, après avoir longtemps figuré parmi les prétendantes les plus solides de la division.
Le reste de la carte
Sur la carte principale, Cristian Perez expédie Kyle Nelson par KO en 27 secondes, la défaite la plus rapide de la soirée. Marc-Andre Barriault domine Kyle Daukaus aux coudes dès le premier round, pendant que Mandel Nallo stoppe Nate Landwehr en moins d’une minute dans la deuxième reprise. Timothy Cuamba soumet Louis Jourdain par neck crank au deuxième round, et Nick Galanti impose sa loi par soumission dès la première reprise face à Julien Leblanc. Sur la carte préliminaire, Steven Koslow et Su Young You s’imposent également par soumission, confirmant la densité technique de cette soirée. L’ensemble des résultats UFC de la soirée confirme une carte à l’avantage très net des combattants canadiens, qui signent neuf victoires sur treize combats à domicile.
Ce que ça change pour la suite
Pour Malott, la discussion tourne désormais vers un adversaire classé dans le top 10, avec l’ambition affichée de viser le top 5 d’ici la fin de la saison. Pour Buckley, l’UFC devra trancher entre un combat de reconstruction face à un nom moins exposé et le risque de prolonger une série qui commence à peser sur sa cote. Jasudavicius, elle, se rapproche d’un combat de classement chez les poids mouche, une division où la liste des prétendantes reste resserrée autour de la championne en titre.




