Nassourdine Imavov a provoqué une vive réaction en confrontant Sean Strickland près du centre d’entraînement de l’UFC à Las Vegas. Daniel Cormier, ancien double champion de l’organisation, a pris la défense du Français en estimant qu’il avait choisi la bonne méthode pour forcer la tenue de leur duel pour le titre des poids moyens.
Une confrontation en plein Las Vegas
Imavov s’est d’abord rendu à la salle d’entraînement de Sean Strickland avant de l’aborder quelques jours plus tard devant le Performance Institute de l’UFC, le centre d’entraînement de l’organisation à Las Vegas. Il lui a demandé pourquoi le contrat de leur combat n’était toujours pas signé et lui a proposé de couvrir la différence si le blocage venait d’un désaccord financier sur sa bourse. Du personnel de sécurité s’est interposé pendant l’échange. Strickland a haussé les épaules et quitté les lieux sans s’attarder.
La réponse de Sean Strickland
Sean Strickland a réagi sur Instagram en qualifiant la scène de « cringe ». Il a assuré qu’il s’agissait d’un contenu entièrement mis en scène et que l’épisode n’était, selon ses mots, « que légèrement inconfortable ». Le champion des poids moyens traverse par ailleurs un conflit ouvert avec l’UFC sur sa rémunération. Dans une série de messages publiés le 7 octobre sur X, il a évoqué l’idée d’abandonner sa ceinture pour monter chez les poids mi-lourds et affronter le boxeur Jake Paul, en comparant sa bourse à celle de Conor McGregor. Strickland n’a plus combattu depuis sa victoire par décision partagée sur Khamzat Chimaev à l’UFC 328, en mai 2026, et n’apparaît sur aucune carte programmée d’ici la fin de l’année.
Daniel Cormier prend position
Daniel Cormier a commenté l’épisode sur sa chaîne YouTube. Il a jugé qu’Imavov avait raison de chercher à construire son combat de cette façon, comparant la méthode à celle employée par Strickland lui-même avant d’obtenir son propre titre. L’actuel champion avait multiplié les provocations personnelles contre Chimaev avant de le battre à Houston. Cormier a aussi relevé que le public pourrait interpréter l’attitude calme de Strickland comme un signe qu’il évite le combat, tout en précisant qu’il ne le considère pas comme un homme qui a peur d’un adversaire. L’ancien champion a enfin confié qu’il évitait lui-même de s’entraîner au Performance Institute, un lieu où les combattants risquent de croiser de futurs adversaires et de provoquer ce genre de scène.
Un prétendant construit pour durer
Nassourdine Imavov s’est imposé ces derniers mois comme le prétendant le plus légitime à la ceinture des poids moyens. Son parcours récent, marqué par une série de victoires consécutives face au haut du classement, lui a valu une place de choix dans l’ordre des défis à venir pour Strickland. La démarche vers le Performance Institute visait à obtenir une date officielle et à sortir de l’attente qui dure depuis plusieurs mois, pendant que le champion évoque publiquement un possible départ de la catégorie, voire de l’organisation.
Un rendez-vous encore à signer
Imavov et Strickland se sont déjà affrontés en 2023. Strickland avait alors pris la place de Kelvin Gastelum, initialement annoncé face au Français, et l’avait emporté. Depuis, Imavov affirme avoir progressé au point de pouvoir inverser le résultat et martèle sa volonté d’obtenir sa chance pour le titre. Aucun contrat n’a pour l’instant été signé par l’UFC pour organiser cette revanche, et aucune date n’a été avancée par l’organisation. Le flou qui entoure l’avenir de Strickland, entre menace de changement de catégorie et incertitude sur un passage chez les poids mi-lourds, laisse planer un doute sur la possibilité réelle de voir ce combat se tenir dans les prochains mois.
Un enjeu suivi de près en France
L’épisode a largement circulé sur les réseaux sociaux français et belges, où Imavov reste l’un des combattants les plus suivis depuis son arrivée dans le top du classement des poids moyens. Une victoire face à Strickland ferait de lui le premier Français champion du monde UFC, un exploit qu’aucun combattant tricolore n’a encore réalisé. Cette perspective explique en partie l’impatience du Parisien face à l’absence de contrat signé, alors que plusieurs mois se sont écoulés depuis sa dernière victoire en championnat. Les prochaines semaines diront si la démarche d’Imavov, saluée par Daniel Cormier, aura suffi à débloquer la situation et à fixer enfin une date pour ce choc attendu depuis longtemps par les fans francophones comme par le public américain.




