Sean Strickland a confirmé que sa première défense de la ceinture des poids moyens de l’UFC face à Nassourdine Imavov ne tenait plus qu’à un seul point : le montant de sa bourse. Le combat est visé pour l’UFC 335, le 12 décembre 2026 à la T-Mobile Arena de Las Vegas, mais aucune annonce officielle n’a encore été faite.
Un combat visé pour le 12 décembre à Las Vegas
L’affiche circule depuis plusieurs semaines sans jamais apparaître sur une carte officielle. Sean Strickland, champion des poids moyens de l’UFC, et Nassourdine Imavov, numéro 3 de la division, sont annoncés pour l’UFC 335, programmé le 12 décembre 2026 à la T-Mobile Arena de Las Vegas. L’organisation n’a toujours pas communiqué sur ce combat et les deux hommes n’ont pas signé.
Du côté français, Nassourdine Imavov avait vendu la mèche dès le 5 septembre, lors des pesées de l’UFC Paris. « Je connais la date de mon prochain combat, et c’est pour le titre », avait-il lâché devant les caméras, sans donner davantage de détails. Il n’était pas sur la carte parisienne, qu’il a suivie en spectateur.
Le Français reste sur cinq victoires consécutives. La dernière, obtenue par décision unanime face à Caio Borralho à l’UFC Paris, l’a installé en haut de la division. Son dossier sportif ne souffre plus de discussion, il est le prochain prétendant désigné à la ceinture des 84 kilos.
Strickland bloque sur la question du salaire
Le champion a été clair sur ce qui retarde l’annonce. « On discute du salaire maintenant. Une fois ce détail réglé, c’est définitivement acté », a déclaré Sean Strickland. L’Américain ne conteste ni l’adversaire ni la date, seulement le montant que l’UFC met sur la table.
Ce serait sa première défense depuis qu’il a pris la ceinture à Khamzat Chimaev. Strickland affiche 31 victoires pour 7 défaites chez les professionnels et il a construit sa carrière sur un volume de frappes élevé et une pression continue plutôt que sur des finitions rapides.
Les discussions salariales entre un champion et l’UFC ne sont pas une nouveauté et elles finissent presque toujours par aboutir. Tant que la signature n’est pas acquise, l’affiche du 12 décembre reste cependant une intention et pas un contrat. C’est la seule raison pour laquelle la carte de l’UFC 335 n’a pas encore été dévoilée avec ce combat en tête d’affiche.
Le ton monte entre les deux hommes
L’attente a laissé de la place aux échanges verbaux. Sean Strickland a mis en doute l’identité française de son adversaire en parlant d’un « pseudo-Français », une sortie qui a immédiatement circulé des deux côtés de l’Atlantique.
Nassourdine Imavov n’a pas laissé passer. Le combattant, naturalisé français et installé en région parisienne, représente la France depuis ses débuts à l’UFC. Sa réponse publique a été directe et il n’a rien retiré, ce qui a fait monter d’un cran la tension autour d’un combat qui n’existe pas encore officiellement.
Ces échanges servent aussi les deux camps. Une défense de titre en fin d’année a besoin d’un récit pour exister auprès du public, et la dimension personnelle que prend le dossier en fournit un sans que l’UFC ait à dépenser un euro de promotion.
Janvier 2023, le premier chapitre
Les deux hommes se sont déjà affrontés. En janvier 2023, Sean Strickland l’avait emporté par décision unanime, dans un combat qui s’était joué sur la distance et sur le rythme imposé par l’Américain.
Trois ans plus tard, le contexte n’a plus rien à voir. Nassourdine Imavov, 17 victoires pour 4 défaites, a changé de statut. Il a enchaîné cinq succès et atteint le rang de prétendant officiel. Sean Strickland, lui, est devenu champion. La revanche se disputerait donc avec une ceinture en jeu, ce qui n’était pas le cas la première fois.
Pour le MMA français, l’enjeu dépasse le seul résultat. Une ceinture mondiale ramenée à Paris en décembre donnerait à la discipline une vitrine qu’aucune autre affiche de la fin d’année ne peut lui offrir.
Poirier et Masvidal penchent pour Strickland
Deux anciens combattants de l’UFC ont donné leur lecture du combat. Jorge Masvidal dit attendre cette affiche avec intérêt et reconnaît les qualités techniques du Français. « Il réfléchit plusieurs coups à l’avance », explique-t-il à propos d’Imavov, avant de donner malgré tout le champion gagnant en raison de sa pression constante.
Dustin Poirier va dans le même sens, pour une autre raison. « C’est difficile de parier contre Sean après ce qu’il vient de faire », a estimé le Louisianais, en référence à la performance qui a valu la ceinture à Strickland.
Les deux hommes s’accordent sur un point, cette défense ne sera pas une formalité pour le champion. Reste à savoir si l’accord financier sera trouvé à temps pour que l’affiche tienne la date du 12 décembre.



